It must be Heaven
14 mai
de Elia Suleiman / Fra-Palestine / 1h37

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Le style de Elia Suleiman n’a pas changé depuis son chef-d’œuvre « Intervention divine » en 2002.Depuis 10 ans (« Le temps qui reste » en 2008, plus ouvertement politique), il n’avait pas réalisé de longs métrages.
A propos de ce dernier film, il dit: « Dans mes précédents films, j’ai tenté de présenter la Palestine comme un microcosme du monde. Mon nouveau film tente de montrer le monde comme s’il était un
microcosme de la Palestine ! »

Avec son visage à la Buster Keaton, il y joue encore une fois son propre rôle: un cinéaste de Nazareth qui passe le plus clair de son temps à observer ses semblables, avec un humour proche  du burlesque d’observation de jacques Tati, poussant certains détails jusqu’au ridicule ou à l’absurde:
Elia Suleiman fuit la Palestine à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil, avant de réaliser que son pays d’origine le suit toujours comme son ombre: aussi loin qu’il voyage, de Paris à New-York, quelque chose lui rappelle sa patrie.

Dans ce conte burlesque explorant l’identité, la nationalité et l’appartenance, Elia Suleiman pose une question fondamentale: où peut-on se sentir « chez soi » ?

Prix Spécial du Jury à Cannes 2019
avec Elia Suleiman, Tarik Kopty, Kareem Ghneim
France-palestine /1h37mn